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suivre ce blog administration connexion + créer mon blog 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 > >> 23 août 2014 6 23 / 08 / août / 2014 10:33 changement d'adresse je déménage ! pas de changements fondamentaux, mais une nouvelle adresse : http://poupoune-pidou.blogspot.fr a bientôt ! repost 0 published by poupoune commenter cet article 30 juillet 2014 3 30 / 07 / juillet / 2014 22:34 la mort du vieux ç a faisait un petit moment déjà que je me demandais si mon voisin de palier n’était pas mort. non pas qu’une quelconque odeur ait commencé à infester tout l’étage, non, rien d’aussi glauque, mais je ne le voyais plus. ce n’est pas que j’avais l’habitude de le voir si régulièrement, mais c’est vrai que je le croisais quand même de loin en loin. sa femme, très rarement et jamais seule. mais depuis quelque temps, c’est elle que je croisais et lui, plus du tout. et, bien sûr, ce sont des personnes âgées, sans quoi je ne me serais pas inquiétée de ne plus le voir, le vieux, s’il avait été jeune… bon, alors vous me direz, vu que ça n’empuantissait pas tout l’immeuble, ce n’était pas exactement mon problème, qu’il soit mort ou vif, le voisin, mais que voulez-vous ? mon âme tendre se faisait du souci pour la vieille. si elle ne sortait pas, laissant faire les courses à son mari, c’était peut-être bien parce qu’elle n’avait plus vingt ans et je me demandais s’il ne serait pas de bon ton de lui proposer mon aide, maintenant que son bonhomme avait clamsé. d’un autre côté, vu que je suis ce genre de voisine qui ne va même pas à la fête des voisins et qui n’a jamais vu les trois quarts des habitants de l’immeuble, la probabilité que le vieux ne soit pas mort, mais que je ne le voie simplement plus parce que je ne vois pas grand monde de toute façon était plutôt forte. aller voir ma pauvre vieille voisine avec les meilleures intentions du monde et lui annoncer son veuvage par anticipation pourrait être mal interprété. sans compter que ce serait un peu ingrat, pour moi, de me voir claquer la porte au nez sur un malentendu. j’ai essayé d’être plus attentive, de guetter leurs allées et venues, mais il y a deux catégories de vieux : ceux qui s’emmerdent et les autres. ceux qui s’emmerdent, ils persistent à faire leurs courses le samedi, pour voir du monde. ils prennent le bus aux heures de pointe, pour voir du monde. ils vont chez le médecin après dix-huit heures, pour voir du monde. ceux qui s’emmerdent, tu ne peux pas les louper. mais les autres, à moins d’être en vacances à la maison, tu ne les croises jamais. et mes petits vieux sont de cette catégorie-là. autant dire que malgré toute l’attention que j’ai essayé de leur porter, je n’ai pas résolu mon mystère. elle, je l’ai encore croisée quelques fois, lui non, mais sans déceler de signe évident qu’il était bel et bien mort, comme par exemple un long voile noir que madame aurait pu arborer sur une mine défaite pour me donner une indication fiable de l’état de son mari. alors j’ai fini par me décider à aller la voir, en me disant qu’après tout ça ne pourrait pas être complètement mal perçu qu’une gentille voisine se montre attentionnée à l’égard de sa vieille voisine. même en cas de méprise sur le décès de monsieur. j’ai sonné. plein de fois, parce qu’une vieille endeuillée c’est forcément un peu sourd. la porte s’est ouverte sur le vieux. je crois qu’il a dit un truc du genre « ça va pas de sonner comme ça, y a un problème ? », mais je n’en jurerais pas, parce que j’ai été tellement surprise de le voir, de me retrouver en quelque sorte face à un fantôme, que j’ai poussé un cri strident avant de lui balancer mon sac dans la tête. un réflexe idiot, je sais, mais il m’a fichu une de ces frousses ! pauvre vieux. sa tête a rebondi contre le mur et puis il s’est effondré là, à mes pieds, mort avant d’avoir touché le sol. du coup, j’ai pu présenter mes condoléances à la vieille sans craindre de faire un impair. repost 0 published by poupoune - dans inspirations commenter cet article 17 juillet 2014 4 17 / 07 / juillet / 2014 00:35 toutouyoutou pour des raisons aussi futiles que banales, je me suis inscrite à la salle de gym de mon boulot. dans une salle de gym, il faut le savoir, il y a un j.b. j.b. peut être un j.c., un j.p. voire un f.x., mais il est, quoi qu'il en soit, aussi indispensable à la salle de gym que le tapis de course. j.b. est beau, bien coiffé, très musclé et tatoué et son titre est "coach plateau", ce qui signifie qu'il dit bonjour quand tu arrives, te fait des clins d'œil quand il croise ton regard alors que tu ruisselles, rouge et à bout de souffle, sur l'engin qui finira bien par te faire perdre 100g et, enfin, ça veut dire qu'il montre, sans s’énerver, à la gourde qui ne comprend pas, que le bouton "+" veut dire "plus vite / fort / longtemps" et, inversement, que le bouton "-"... bref : j.b. est un élément incontournable. autre constante des salles de gym, la prof qui fait cours à demi nue pour bien montrer aux grosses dames qui peinent à enchaîner trois abdos, alors qu'elle leur en demande quatre séries de seize, à quoi elles doivent aspirer et à quel point elles en sont loin. après, il y a les toutouyouteurs. je ne sais pas comment on appelle les gens qui fréquentent les salles de gym, ce sera donc les toutouyouteurs. là, deux catégories. d’abord, les gens qui manifestement essaient de perdre un peu (beaucoup) de poids, ou qui se donnent bonne conscience, ou encore qui se dépensent un peu en prévision du prochain repas qui ne manquera pas d'être trop riche. la plupart des gens de cette catégorie passe en général par les trois étapes ci-dessus, dans un ordre ou un autre avec possibilité de les répéter plusieurs fois chacune. ils s'occupent assez peu des autres, sinon pour de brefs échanges polis, et n’ont pas l’air d’être le meilleur ami de j.b. l'autre catégorie se scinde en deux sous-groupes : les aspirants mister univers et les poufs. hommes et femmes sont là dans le but unique de parfaire leur plastique, mais alors que les femmes regardent essentiellement les femmes de la première catégorie tout en faisant du gringue à j.b., les hommes, eux, se regardent entre eux histoire de voir, finalement, qui a la plus grosse. et accessoirement, à leur manière, ils font aussi du gringue à j.b. depuis quelques jours que ma fille est en vacances et moi un peu aussi, donc, j'ai profité de ma semi-liberté pour aller à la salle de gym non plus en courant entre midi et deux, mais tranquillement en fin de journée. et là j'ai découvert les misters univers du soir. ils ressemblent beaucoup à ceux du midi, se jaugeant les uns les autres et soulevant des barres de fer en soufflant bruyamment pour bien souligner l'effort, mais leur grande particularité est qu'ils ne font plus les coqs au milieu d'une basse-cour acquise de toute façon à j.b., mais sont cette fois en mode rivalité virile mais conviviale, de cette convivialité d'où naissent ces délicieuses bourrades torse contre torse avec gouttelettes de sueur voletant telles une aura humide irradiant de ce beau moment de masculinité désinhibée. je me suis donc retrouvée là, seule femme dans ce grand débordement de testostérone, royalement ignorée puisque n'étant : 1) pas en lice pour le concours du plus gros biceps, 2) pas âgée de moins de 25 ans, avec la silhouette correspondante. mais cette ignorance était partagée puisque je n'étais pas moi-même en quête d'un mâle musculeux pour déménager mon frigo, du coup nous avons œuvré à nos tâches respectives dans une indifférence mutuelle – sauf avec j.b., parce que eh ! c’est j.b., quoi ! néanmoins, toute indifférente que je fus, je n’en étais pas moins taraudée par cette sempiternelle question : où sont les femmes ? sans doute mon cerveau était-il quelque peu ralenti par l’effort auquel je soumettais mon corps, car il m’a fallu un moment pour trouver l’évidente réponse : pendant que ces messieurs jouent les fiers-à-bras après le boulot, leurs femmes doivent s’occuper de leurs gosses et n’ont pas le temps, elles, d’